ITPT

31 janvier 2012

Nimbus Data dévoile sa classe E

Nimbus Data Systems (www.nimbusdata.com), pionnier du stockage Flash, secoue le palmier du stockage avec l'annonce d'un nouveau modèle de baies de stockage 100% Flash, la E-Class, dédiée à l'Entreprise. Ce nouveau modèle continue dans la lignée du précédent (Classe S) avec le support de plusieurs protocoles blocs et fichiers : FC, 10GbE, GbE, IBand, NFS et CIFS, surfant sur la vague de stockage unifié du marché. Thomas Isakovich, CEO et fondateur de Nimbus Data, indique que 60% des unités vendues sont utilisées pour des environnements blocs (50% iSCSI et 50% FC) et le reste 40% en mode fichier surtout NFS. La classe E monte en gamme et vise dorénavant l'entreprise avec une redondance améliorée, une évolutivité plus forte, une efficacité du service sans oublier une occupation au sol réduite. En terme de performance, l'unité est capable de délivrer 800000 IOPs de 4k et de 8000MB/s. 24 tiroirs peuvent être configurés dans un rack avec chacun 20TB sur 2U, au total 24 SSD sur 24 tiroirs soit 576 SSD en configuration complète. Les unités SSD sont des EMLC standards du marché sans préférence particulière, on se souvient que la classe S intégrait des EMLC Micron. Un rack complet atteint presque 500TB exactement 480TB (24 x 20 TB) configurable en un seul pool. La baie est fournie avec 2 contrôleurs configurés en mode actif/actif garantissant une disponibilité maximale.
En terme d'efficacité, insistons sur plusieurs ratios très pertinents:
  • Une classe E remplace 14 racks remplis de HDD à 15k tours en terme d'IOPS,
  • Une classe E remplace 3 racks remplis de HDD à 15k tours en terme de capacité,
  • Une classe E consomme 5W par TB alors que les unités à 15k tours sont plutôt situées à 25W par TB.
En terme de performance et d'intégrité de données, Nimbus Data a fait le choix de ne pas intégrer de cache en écriture au niveau du contrôleur mais plutôt d'utiliser celui placé dans chaque unité EMLC. Ainsi, les 2 contrôleurs peuvent en bénéficier sans besoin d'arbitrage lourd et sans risque de perte de données. Et puis en ajoutant des unités SSD, la baie s'enrichit en volume de cache. Côté fonctionnalité, on retrouve toute la palette en standard, aucun soft en option, avec snapshot, réplication synchrone et asynchrone, deduplication, compression, thin provisioning avec des pages de 4kB, le chiffrement, et NFS v2 et v3. J'en oublie mais la baie est complète.
Côté tarif, le TB est à 10k$ et les 2 contrôleurs coûtent 50k$ ensemble. Le prix de la première configuration à 10TB sort ainsi à 150k$ et le produit est d'ores et déjà disponible.

Par ailleurs, la société vient de déménager pour accompagner son développement sur les prochains trimestres et de lancer un vrai programme partenaire FlashPoint. A ce jour, Nimbus Data compte 15 partenaires américains et vise 50 d'ici la fin de l'année, et l'Europe semble déjà bien couverte. 2011 aura été une très bonne année pour Nimbus Data avec la seconde génération de S-Class, de nombreuses adoptions - plus de 200 - de sa solution notamment EBay avec un volume de 100TB pour des environnements de virtualisation de serveurs. NimbusData a multiplié par 5 son revenu et le volume de produits vendus entre 2010 et 2011. La société a par ailleurs conforté son leadership par plusieurs awards et confirme sa bonne santé par 3 années consécutives de profitabilité. Une bien belle annonce qui force la concurrence à réagir, on attend donc la suite de 2012 pour voir si les nouvelles offres pourront dépasser cette classe E.

30 janvier 2012

VMware veut contrôler le monde fichier

VMware (www.vmware.com | NYSE:VMW), leader incontesté de la virtualisation serveur, étoffe sa gamme de services Cloud Storage baptisés Mozy et met sur le marché Mozy Stash, un nouvel outil de synchronisation fichier proche de l'esprit Dropbox ou SugarSync. On comprend aussi pourquoi Mozy a été déplacé il y a plusieurs mois chez VMware vu leur expertise Data Center. Maintenant, nous aimerions aussi comprendre la stratégie côté File Sync. & Collab. avec visiblement une bataille de chapelle entre Zimbra et son Octopus, pas encore disponible mais assimilable à un NFS Internet avec caching synchronisé donc à partir d'un centre de données d'entreprise, et Mozy Stash à partir d'un centre VMware Mozy. Stash est encore en beta, donc limité et ne propose rien de nouveau, il est multi-device, heureusement, et propose bien sûr la fameuse synchro folder. L'intérêt semble venir du couplage avec le backup mais il va falloir que le marché comprenne qu'avec un outil de synchro, le backup est inutile. Certains vous diront que les volumes sont différents ou son usage, mais non, il suffit d'aligner les volumes de synchro sur le backup ensuite le différentiel de copie fonctionne pareil, la diffusion est possible, pas avec le backup, l'accès n'est pas si évident avec le backup en fonction de l'encapsulation des fichiers même si le browsing l'est. La prise en main est simple et l'utilisation intuitive avec des outils de synchro bien intégrés à l'environnement contrairement aux outils de backup qui sont souvent pénibles à utiliser. Que reste-t-il au backup surtout pour les segments SOHO et SMB ? Peut-être le couplage applicatif donc la protection à chaud et encore si l'intégration est bien faite, elle pourrait tenir compte de VSS par exemple, le souci potentiel est résolu. Côté Stash, pas facile de rattraper l'offre standard de fait et largement adoptée par les utilisateurs, véritable référence sur le marché. Et comment se différencier ? Et puis on attend aussi la version Pro. A suivre...

27 janvier 2012

XtremIO sort peu à peu de l'ombre

XtremIO (www.xtremio.com), un acteur alternatif de stockage SSD créé en 2009, sort peu à peu de l'ombre avec un récent tour de table à hauteur de 17M$ totalisant maintenant 25M$. La société a aussi recruté Josh Goldstein, en tant que VP Marketing, il a été récemment VP Marketing chez Cirtas dont nous connaissons la fin disons étonnante. XtremIO vient aussi de sélectionner son agence de presse, JPR Communications, nous pouvons donc nous attendre à quelques annonces officielles prochainement. Et pour ceux qui se souviennent de Dani Naor à l'époque chez StoreAge, il occupe la position de VP Bus. Dev. chez XtremIO. La compagnie possède essentiellement 2 bureaux, le premier dédié à la R&D en Israël et le second en Californie bien sûr. XtremIO reste néanmoins en mode furtif et aucun produit n'est à ce jour annoncé, nous attendons avec impatience.

26 janvier 2012

Clustrix confirme son renouveau

Clustrix (www.clustrix.com), un des leaders des bases de données NewSQL pour environnement transactionnel critique et volumineux, étoffe son équipe de management avec le recrutement d'un nouveau CMO. Mark Sarbiewski arrive pour occuper une position très stratégique pour l'entreprise qui entre avec Robin Purohit, arrivée il y a quelques mois en tant que CEO, dans une nouvelle ère. Les 2 hommes se sont cotoyés chez HP et auparavant chez Mercury Interactive acquis par HP en 2006. Certains d'entre vous s'en souviennent, nous avions couvert Clustrix avec notre premier IT Press Tour en Juin 2010 (1), la société venait de s'ouvrir au public, puis en Juillet 2010, Octobre 2010, Décembre 2010, et plus récemment en Octobre 2011 et Novembre 2011 lors de notre dernière rencontre avec Robin Purohit lors du 6ème IT Press Tour. Clustrix en profite aussi pour déménager pour des locaux plus grands sur Mission street toujours à SF, auparavant l'équipe était basée dans la fameuse Tour McKesson sur Market street.

24 janvier 2012

Nimbus Data relance la concurrence

Nimbus Data (www.nimbusdata.com), l'un des pionniers des unités de stockage 100% Flash, s'apprête à dévoiler une nouvelle ligne produits la semaine prochaine le 31 Janvier exactement. D'après nos sources, la nouvelle gamme devrait de nouveau prendre ses distances avec la concurrence existante et confirmer une certaine avance. Nimbus Data termine l'année en fanfare avec visiblement quelques beaux deals, des recrutements, un nouveau HQ à San Francisco et un programme partenaire tout neuf baptisé FlashPoint. Le début 2012 confirme donc la tendance et les batailles à venir entre tous les acteurs de stockage SSD/Flash. Notre prochaine édition - la 8ème - de l'IT Press Tour du 25 au 30 Mars dans la vallée confirmera cette tendance avec la rencontre de sociétés trés actives et visibles sur ce segment.


20 janvier 2012

Riverbed s'offre Expand

Expand Networks (www.expand.com), fait les frais de la vague de consolidation du marché WADS et se fait avaler pour une bouchée de pain par Riverbed (www.riverbed.com | NASD: RVBD). En fait, Riverbed ne met que 10M$ environ pour s'offrir les restes de la propriété intellectuelle un peu comme Dell l'avait fait avec Exanet, mais ne fait pas l'acquisition de l'entreprise. Expand représente un échec vu le montant de la levée de l'ordre de 80M$. Expand avait été créée il y a 13 ans mais n'avait réalisé que 11M$ en 2010 perdant 250K$ par mois sur la périod erécente. Encore une fois, Riverbed n'en a pas besoin mais le peu de technologie intéressante chez Expand, notamment celle issue de DiskSites, acteur WAFS acquis en 2006, n'ira pas chez les autres acteurs. Et puis, cela représente une opportunité de croissance incrémentale sur la base Expand. Nous reviendrons sur le WADS prochainement avec un angle Cloud Gateway.

10 janvier 2012

AutoVirt s'effondre

AutoVirt (www.autovirt.com) confirme la disparition du FAN comme étape ultime de cet artifice pourtant prometteur il y a quelques années. Après les déboires d'Attune Systems dont l'IP a été acquise par F5 Networks en 2009, elle-même propriétaire de la vraie rolls du marché Acopia Networks depuis 2007 pour 210M$, Rainfinity pris par EMC en 2005 pour 100M$, Neopath par Cisco en 2007 et NuView par Brocade en 2006 pour 60M$, AutoVirt pensait surfer sur une opportunité suffisante... Visiblement la solution malgré un certain intérêt était trop limitée à Windows et souffrait de vraies lacunes. Et puis le marché est apparu comme complétement virtuel, très petit voire inexistant. Les fournisseurs de NAS ont aussi sorti des modes cluster, scale-out ou des appliances d'agrégation. Pour NuView, c'est une autre histoire, Brocade a planté son acquisition, incapable d'articuler une bonne stratégie software, je n'y reviendrai pas, j'ai déjà pas mal insisté sur cette aventure misérable. Et puis Brocade, devrait quitter le marché prochainement, à croire la nouvelle campagne de quête d'acheteur, il semblerait que la société missionée - Qatalyst Partners - n'est trouvée que des acquéreurs financiers dont le but sera de rendre la société privée, de la nettoyer et de la revendre.
Côté AutoVirt, la société illustre les échecs des marché non mûrs qui finalement fondent rapidement au soleil. La socéité avait levé environ 20M$ auprès des VCs Sigma Partners et Kepha Partners et survécu finalement 4 ans, beau score. L'équipe s'est éclatée depuis quelques mois chacun tente de survivre dans une période pas facile en terme d'emploi. Cela signifie aussi que nous n'aurons pas l'occasion de visiter AutoVirt en Juin prochain lors de notre tour dans la région de Boston. Seules vraiment actives, les solutions ARX d'Acopia tentent de se justifier sur le marché, pas simple mais elles demeurent très efficaces et F5 continue d'y croire, de les pousser et d'en assurer le développement avec notamment des extensions Cloud. On verra comment des acteurs comme Avere Systems justifieront leur approche dans une tendance grandissante vers les services Cloud couplés aux Gateway Cloud. 2012 va être sûrement très intéressante sur ce point.